SORROW AND JOY

Connu dans le monde entier pour sa célèbre suite symphonique Les Planètes, le compositeur anglais Gustav Holst (1874–1934) a beaucoup composé pour voix de femmes, formation pour laquelle il avait une tendresse particulière. Holst nous parle de lui : de sa culture anglaise aux mélodies pures mais caractéristiques, de ses racines familiales avec le choix des instruments accompagnant les voix (harpe ou piano), de sa rencontre avec l’hindouisme. L’homme modeste et le créateur singulier s’offrent à nous. Tout est dit dans le titre même d’un des numéros des Seven Part-Songs, « Sorrow and Joy », peine et joie : une musique de contraste et de synthèse, de virtuosité et de simplicité, de modernité et de tradition, qui brosse un panel des émotions humaines. Ce fut une très belle découverte pour Calliope – Voix de Femmes, qui s’est senti tout de suite à l’aise dans ce répertoire trop peu connu. « Une musique pour se sentir lumineux »

logistique
• Durée du concert : 1 heure 20 • 9 ou 12 chanteuses /1 ou 2 instrumentistes / Un piano • 2 pupitres rigides (manhasset) • Plateau de scène ouverture de 12m minimum • • Lumières en accord avec les moyens techniques de la salle  • 2 pièces fermées servant de loge • 1 collation avant concert •

MUSICA CLAUSTRA

Dans les couvents italiens du XVIIe siècle, les femmes étaient officiellement interdites de pratique musicale pendant l’office. En réalité, un grand nombre de couvents abritaient des musiciennes fabuleuses, réputées pour être de divines chanteuses, ce qui ne plaisait pas forcément aux autorités ecclésiastiques ! De grands compositeurs ont écrit clandestinement pour elles, comme Antonio Vivaldi, et elles-mêmes ont écrit de magnifiques pages de musique dans la plus grande confidentialité. Régine Théodoresco, fidèle à son projet de faire découvrir des répertoires oubliés, a souhaité redonner vie à ces musiques, principalement celles de la bénédictine Chiara Margarita Cozzolani, abbesse milanaise de Santa Radegonda. Son œuvre est étonnante, tant la maîtrise du discours musical est parfaite, tant la variété des ambiances est riche, voyageant entre oratorio et messe avec une pertinence toujours renouvelée. Dans ce programme, les chanteuses de Calliope – Voix de Femmes, accompagnées par un continuo et deux dessus, passent avec bonheur du double chœur à huit voix réelles au motet à voix solistes, montrant toute la diversité de leur palette sonore. Une femme inspirée servie par des interprètes passionnées !

logistique
• Durée du concert : 1 heure 15 • 8 chanteuses / 4 instrumentistes / 1 orgue positif • 4 pupitres rigides (manhasset) • Plateau de scène : ouverture de 12m minimum • • Lumières en accord avec les moyens techniques de la salle • 2 pièces fermées servant de loge • 1 collation avant concert •

MÉTISSAGES

 

Métissage ! Derrière ce mot prononcé, il y a parfois des regrets, de la méfiance, mais aussi et surtout l’idée d’un mariage d’univers. Prônant le métissage comme une richesse, Calliope-Voix de femmes vous invite à constater les bienfaits d’un métissage culturel, d’une alliance musicale improbable. À travers le monde, il existe des traditions orales multiples, des émissions vocales diverses, des langages musicaux aux enjeux différents, des façons de vivre la musique ensemble très dissemblables, tout cela porté par des langues aux sonorités disparates. Dans ce concert, Régine Théodoresco a choisi des compositeurs de musique dite classique qui, touchés par un objet musical venu d’ailleurs, réinventent une nouvelle partition, un nouveau son. Un voyage musical aux frontières de deux mondes, faisant entendre des sonorités inouïes, ni tout à fait savantes, ni tout à fait traditionnelles, dans un nouveau folklore cosmopolite et universel, bigarré et touchant.

logistique
• Durée du concert : 1 heure 10 • 9 ou 12 chanteuses • 10 ou 13 pupitres rigides (manhasset) • Plateau de scène : ouverture de 12m minimum • Lumières en accord avec les moyens techniques de la salle • 1 pièce fermée servant de loge • 1 collation avant concert •

STABAT MATER (S!)

 

Pergolese, un nouveau souffle
Interpréter une œuvre majeure du XVIII° siècle, en la situant dans le contexte d’aujourd’hui, c’est tout l’objet de ce concert.
Lorsque Pergolese écrit son « Stabat Mater », il se sait près de la mort. Il mêle alors dans sa dernière composition toute la souffrance de la Vierge et la sienne propre, comme un dernier souffle de musique incarnée.
Calliope – Voix de femmes a voulu revisiter ce souffle fondateur, au sens propre du terme, en remplaçant les cordes et le continuo par un accordéon.
Cette alliance inouïe crée une nouvelle sonorité, une nouvelle fragilité, rendant l’œuvre encore plus humaine si cela est possible.
Pour aller jusqu’au bout de cette démarche de modernité, Régine Théodoresco a commandé à Guilhem Lacroux un Stabat Mater contemporain, en connexion thématique avec celui de Pergolese, pour voix de femmes, accordéon et dispositif électronique. Les deux œuvres s’entrecroisent, dans un touchant aller-retour entre deux cultures, deux époques, au service d’une même intensité émotionnelle.
La douleur de la mère qui vient de perdre son enfant n’a pas de frontière temporelle.
C’est là toute la force de cette rencontre improbable.

logistique
• Durée du concert : 1 heure 15 • 10 chanteuses / 1 instrumentiste (accordéon) • 2 pupitres rigides (manhasset) • Plateau de scène ouverture de 12m minimum •
Dispositif électroacoustique fourni par le compositeur • Lumières en accord avec les moyens techniques de la salle • 2 pièces fermées servant de loge •

LES VOIX DU COURAGE

LES VOIX DU COURAGE

 

 

« Au secours ! Au secours ! On assassine des hommes ! »*

« Nous allons lutter pour le bonheur après avoir lutté pour la vie. »**

Entre ces deux phrases se placent tous les états d’âme d’un temps agressif et destructeur. Les hommes pourtant continuent à vivre.
Le quotidien subsiste, et prend toute sa place.

Dans ce concert, pour récitant, voix de femmes et piano, s’exprime toute cette ambivalence :
Les extraits du roman de Dorgelès :  « Les Croix de bois », des « Calligrammes » d’Apollinaire ou de la correspondance de Jacques Vaché s’entremêlent aux musiques de Claude Debussy, d’André Caplet, de Lili Boulanger, d’Ernest Chausson, de Maurice Ravel et Charles Kœchlin. Improvisations vocales et deux pièces contemporaines (Patrick Burgan, Pietr Moss) tissent un lien entre les textes, entre passé et avenir.

11 Novembre 1918 : la signature de l’armistice déclenche le cessez-le-feu à onze heures du matin. Cela fait dire à Sulphart, personnage de Dorgelès : « je trouve que c’est une victoire…parce que j’en suis sorti vivant… »

Cette phrase peut s’appliquer à d’autres douleurs, en d’autres temps.

C’est pourquoi ce spectacle est un spectacle évolutif, qui a dès maintenant son opus1, mais qui continuera à célébrer d’autres courages.

Les textes et musiques s’y répondront pareillement, s’interpénétrant, se commentant, avec force ou recueillement, humour ou tristesse, calme ou violence.
Leur alliance fera toujours miroiter les facettes de l’humanité, dans sa complexité, dans sa simplicité.

Les chanteuses de Calliope par leur art, le comédien par sa voix, le pianiste par son chant et la directrice artistique par ses mains célébreront le courage intemporel d’hommes et de femmes dans des situations diverses, mais aussi et surtout la puissance de la Vie,

Simplement.

Régine Théodoresco

*Roland Dorgeles : Les Croix de bois
**Paul Eluard : lettre du 9/11/1918

 

Logistique

  • Durée du concert : 1 heure 15 • 12 chanteuses / 1 instrumentiste (piano) / un comédien • 2 pupitres rigides• Plateau de scène ouverture de 12m minimum • Lumières en accord avec les moyens techniques de la salle • 2 pièces fermées servant de loge •